Pour être heureux, faut-il être dans le top 5 ?

Il y a de ça quelques temps, les dirigeants de l’ASSE nous vendaient du rêve. Du moins la Champions League ! Les Verts, par un plan de bataille rudement mené, devaient se hisser, comme antan, sur le toit du foot français. Décrocher le top 3. Des chimères ! Objectifs alors revus à la baisse. Continuer de performer, s’inscrire dans les 5 premiers de Ligue 1. Européen chaque saison. A nous la Ligue Europa ! Pari réussi !

ASSESauf que…Sainté n’ira pas plus haut. Voire régresse. Un Romeyer, réaliste et résigné à la fois, en semble conscient. « Le foot, c’est du business » qu’il dit ! Et le top 5 s’éloigne, chaque jour un peu plus. Sainté est voué à regarder de loin et à ne jamais rattraper Monaco, PSG, Nice, Lyon, l’OM, Lille. Les socios, à l’état d’embryon mort-né, ne changeront en rien ce processus inéluctable. Les joueurs coûtent chers, Delort ou Kakuta ne signeront pas à Sainté, l’affluence de Geoffoy plonge…Seule l’affiche St-Etienne/Manchester vient embellir ce sombre tableau. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On range nos écharpes vertes ?

Pour être heureux, faut-il être dans le top 5 ? Pas nécessairement. Aimeriez-vous moins les Verts s’ils étaient en milieu de tableau ? J’ose espérer que non. L’ASSE doit aborder un nouveau cycle. S’inventer un modèle pour exister dans ce foot mondialisé. Acheter son stade, s’appuyer sur les jeunes, les faire grandir, cibler davantage le recrutement, bannir un effectif pléthorique de joueurs « moyennasses ». Années de transition ne riment pas forcément avec absence de jeu, de spectacle, d’émotions. Le Vert, couleur de l’espoir…

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